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novembre 8, 2009 · Laisser un commentaire
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novembre 7, 2009 · Laisser un commentaire
Les Noces Barbares, c’est non seulement triste, mais magistral.
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who would have known
octobre 31, 2009 · Laisser un commentaire
Les Noces Barbares, c’est triste.
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Dirty Harry
octobre 18, 2009 · Laisser un commentaire
J’ai capturé instantanément Clint Eastwood.
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Un tramway nommé désir
octobre 6, 2009 · Laisser un commentaire
J’ai enfin regardé l’adaptation cinématographique d’Un Tramway Nommé Désir par Elia Kazan. J’ai trouvé le film malsain, la lecture que j’ai eu de la pièce de Tennessee Williams étant très différente de celle du réalisateur. Il a choisi d’assombrir certains pans de l’histoire, d’aggraver leur portée, leurs conséquences. C’est cette lecture que j’ai en fait trouvée malsaine. Mais elle est portée par Vivien Leigh et Marlon Brando, qui assument avec beaucoup de de réalisme et de noirceur leur rôle.
Almodovar fantasme sur un porno réalisé par Woody Allen, avec Penelope et Scarlett. Je fantasme sur une nouvelle adaptation d’Un Tramway Nommé Désir par Almodovar; Marisa Paredes en tant que Blanche, Antonio Banderas en Kowalsky, et Penelope Cruz en Stella. Je peux rêver.
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(Pause) Changement de disque
octobre 4, 2009 · Un commentaire
Samedi. Vous passez un délicieux après midi. En plus vous venez de voir (500) Days of Summer. C’est la journée la plus parfaite que vous venez de passer depuis longtemps.
En fait, non. Le temps était nuageux, il ne faisait même pas chaud. Votre café préféré était fermé, et vous n’avez pas trouvé de place pour vous garer à proximité du cinéma. Tout faisait de cette journée un jour désagréable et à oublier. Mais quand même, vous êtes allés voir (500) Days of Summer, et cet événement a contribué à rendre cette journée parfaite.
(500) Days of Summer, comme le titre l’explicite, relate les cinq cent jours qu’un garçon, Tom Hansen, passe avec la plus jolie fille du cinéma américain (depuis que Scarlett Johansson est devenue rousse), Summer Finn, interprétée par Zooey Deschanel. Bien sur vous avez déjà vu la bande-annonce. Si ça n’est pas le cas, un prologue (pas si) sympathique vous annonce que le film que vous allez regarder n’est pas “une histoire d’amour.” C’est une première catastrophe dans le film: le réalisateur est un mec cruel qui a décidé en écrivant le film qu’il briserait le couple le plus beau qui soit. Deux personnes n’ont jamais eu autant d’alchimie sur un écran. Le bleu de yeux de Zooey Deschanel crève l’écran, et Joseph Gordon Hevitt ne s’efface pas derrière la beauté de sa partenaire. Ils forment le couple moderne, sans sombrer dans d’horribles clichés bobo. Même la pseudo-philosophie d’une conception moderne de l’amour et des relations selon Summer éclate sincèrement.
Le film peut se vanter d’être intelligent et fantaisiste. Sa structure narrative non linéaire, même si de plus en plus utilisée au cinéma, réussit à pallier à tous les travers que l’on peut reprocher aux récentes comédies romantiques. Que ce soit en parodiant la nouvelle vague française ou le teenage movie dans lequel tout le monde chante et danse, en faisant références aux icônes de la musique, de la littérature, à la mythologie du couple, le film se veut plaisant, et montre qu’il a connaissance de ce qui a été fait, et de ce qui ne doit pas être refait. On ne peut pas non plus simplifier le film au simple genre de la comédie, mais l’élargir au drame romantique: entre deux escapades à IKEA, le film se demande si l’amour s’impose naturellement aux deux amants que forment un couple. Les questionnements intérieurs des protagonistes masculins sur leur vision de l’amour étayent ce sentiment qu’Hollywood tend à simplifier années après années.
Zooey Deschanel a ainsi prouvé qu’elle pouvait botter le cul à Jennifer Aniston et Sandra Bullock, reines de la sous-comédie romantique, en imposant plus de charme, de malice, de glamour et ne laisse plus beaucoup de chance autour d’elle (peut-être Away We Go, Sam Mendes) pour rejoindre les rangs des couples illustres du cinéma (piètre effort de Sam Mendès et son fade Revolutionary Road d’ailleurs). L’alchimie est à son plus haut point, bonheur et dépression fusionnent en cinq cent jours presque parfaits.
Au fil des scènes, le film créé son culte. Ces cinq cent jours, on ne les voit pas passer. Ca n’est même pas assez. On devient prisonnier de l’histoire de ce couple brisé. En fin de compte, ce n’est pas peut-être pas le film qui va vous bouleverser, mais c’est un film qui va vous travailler. Mise en scène et questionnements intelligents, imagerie travaillée du couple, (500) Days of Summer est la réussite en matière de drame sur l’amour.
A ranger entre Strictly Ballroom et In the mood for love. A ressortir très fréquemment.
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Vermont & Jackson Heights
septembre 7, 2009 · 2 commentaires
Comme je l’avais promis à Mouty, j’ai fini Man In The Dark ce soir. Le livre commençait très bien: deux intrigues entreliées, une fiction intéressante. D’un coup tout bascule, la fiction se termine. Un manque de rythme étonnant prend alors place dans “l’autre histoire”, la vraie, celle qui domine l’autre, la moins épatante.
Alors il ne reste plus qu’une histoire un peu banale, dégoulinante de bons sentiments, à la recherche d’une vérité. Un vieillard met au clair une partie de sa vie pour sa petite fille. En contradiction avec l’autre intrigue, ici il n’y a plus qu’un monde, plus qu’un histoire, plus qu’une vérité. Et c’est ce qui est décevant, du premier Paul Auster qui imagine des mondes parallèles, avec d’autres guerres que celle en Irak, des Amériques dans lesquelles il y a une multiplicité des vérités.
Seulement il faut se rappeler que le livre s’appelle Man In The Dark. Et c’est probablement ce que j’avais oublié. C’est que le second Paul Auster a une autre histoire à nous raconter, celle de ce vieil homme, seul dans le noir. Face à une sorte d’insolence en début de bouquin, on passe la seconde partie du livre en pleine rédemption sentimentaliste. Bien sur, il y a quelques passages référencés intéressants, tant dans la littérature que dans le cinéma, deux trois anecdotes qui valent le coup. Mais que ce soit avec Nathan Glass ou August Brill, Paul Auster répète les mêmes erreurs; votre cynisme et votre sarcasme vous siéent à merveille, votre compassion a beaucoup moins d’éclat.
Je suis maintenant en forme pour attaquer L’histoire des Etats Unis de 1860 à nos jours.
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Tokyo Bay & Uniqlo
septembre 4, 2009 · Laisser un commentaire
Donnons le ton immédiatement.
Nous remontons la baie de Tokyo, sans raison apparente, le désir étant notre seule motivation. Tu portes à la main un petit sac d’épicerie en papier, et il contient des beignets à la framboise. Nous déambulons sans but, comme si nous avions atteint toutes nos fins, ou plutôt les avions délaissées. Il n’y a ici en fait qu’une ambiance étrange, une sorte de féerie désertique, où nous n’avons plus le choix. Tous nos choix ont été faits. L’errance de l’imagination est ce qu’il y a de plus accessible, et c’est cette seule abstraction qui nous a emmené ici. Pourquoi marcher encore, puisque nos existences semblent se figer. Nous ne sommes qu’un tableau inachevé, à peine conçu, pensé ou même réfléchi. Nous ne sommes même plus des idées. Nous ne sommes plus que des images qui ne veulent rien dire. Notre voyage n’a jamais eu aucun sens, que celui d’avancer fixement. Ton sac dégouline, et des taches roses sillonnent notre stagnation. D’images vides de sens nous sommes devenus d’horribles éléments d’un décor réellement tragique. A quoi bon regarder ces vagues immobiles, puisque nous ne pouvons même plus les sentir. Tes caprices virtuels nous auront transfiguré, passant du papier à la roche. Mieux, ton absence de raison numérique nous rend victime de ce magnifique spectacle. Il me semble que nous nous décomposons progressivement. Nous attendons encore quelques instants. La faible écume nous dévore plus et encore, nous, minuscules statues de sable. Ce voyage spirituellement matériel n’était pas utile. Ton imagination n’a produit aucun travail. Il aurait d’abord fallu que tu me connaisses mieux que toi, et que tu te rendisses compte que je n’avais jamais voulu y participer. Ainsi, ton sacrifice m’aurait peut être évité de me transformer en simple matière, comme ça, d’un coup. En fait, tu n’avais aucune motivation. J’aurais eu à te porter, à te traîner dans le sable. Cette plage ne signifiait rien pour toi. Reprendre une marche sur le bitume est bien plus sensée qu’aucune décision que tu aies pu prendre ce soir là. Nous te suivons jusqu’à devenir une fine et jolie bruine, mais nous ne pouvons partager de parapluie à trois. Des problèmes d’envergure se poseraient d’emblème, de façon très terre à terre. Nous reprenons notre marche sèche. Le temps est suspendu, les heures immobiles. Les mouvements que nous ne répétons plus n’ont pas gagné en signification, et nous sommes perdus, à tâtons, dans le noir.
Ouvrons les yeux. Tout va bien.
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Brooklyn & Vermont
août 29, 2009 · 5 commentaires
Sur un coup de tête, j’ai décidé d’acheter le dernier Paul Auster, Man In The Dark. Au cours de l’année dernière, j’en suis venu à détester cet écrivain, à force de macher ses Brooklyn Follies, à macher du creux, un manque de rythme et de cohésion, le power of words, le just talk et le mean it. Lire sans cesse un livre dans tous les sens possibles, ça finit par en perdre son sens, l’intérêt que l’on peut lui porter.
Pourtant, l’auteur me semblait intéressant – et le rencontrer à la Villa Gillet m’a fait garder un peu de foi en lui. Je me suis dit “Pourquoi pas?” et je me suis finalement plongé dans ce roman. De roman, il n’en a que les allures. C’est très influencé par la science fiction étrangement, et cette façon de construire deux intrigues qui se lient, l’une racontée par l’autre, me fait d’abord penser à La Mauvaise Education ou aux Etreintes Brisées, puis finalement fait état des lieux de la mise en place d’un récit. Double aspect de la littérature – moderne – donc, j’ai l’impression que l’on peut voir dans Man In the Dark, surtout dans son narrateur, l’état de son écrivain: à l’aise dans sa manière d’écrire, perturbé et dérangé dans un monde qu’il tente de modifier. On retrouve à nouveau le thème de l’écriture, et de la réécriture.
Bien sur, je n’ai pas eu le temps de le finir. L’aliénation et les temps modernes étant terminés, je vais pouvoir reprendre ma lecture là où je m’étais arrêté, c’est à dire à mi-parcours. Je compte le terminer dans les prochains jours, à Saint Roch. Par la suite, j’ai un deuxième P. A. à lire, Cité de Verre, puis je compte, ou plutôt nous comptons, Mouty et moi, nous attaquer à la littérature Japonaise, Murakami, que ce soit Ryu et Haruki. J’ai toujours quelques livres en attente – Ulysse, La Princesse de Clèves, Paul et Virginie, Les Gommes……
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Animal
août 23, 2009 · 2 commentaires
J’ai fini de lire La Ferme des Animaux de George Orwell. Ca n’est pas comme si cétait un effort massif, mais c’était pour montrer l’exemple à ma soeur – il fait partie de ses lectures de vacances.
Le livre est en fait assez court, mais se révèle être extrêmement clair et démonstratif. En dix chapitres, Orwell présente l’utopie de créer une société (animale) dans laquelle tous les êtres seraient égaux. Le narrateur se range discrètement du coté des animaux, et expose chaque déconvenue comme une simple déception. Il se met en fait au niveau des animaux dominés, pour qui le totalitarisme mis en place par les cochons, race supérieure, s’impose de manière naturelle. Il se rend aveugle lui-même, et bien qu’il nous présente tous les faits, tous les détails qui accusent la domination des cochons, il ne distingue pas la privation progressive des libertés, la mise en place d’une élite et d’une propagande, l’exploitation et les travaux forcés.
En nous montrant la bêtise des animaux, Orwell démontre que le totalitarisme est toujours très proche de nous, et qu’il faut se méfier des belles paroles, de celles qui veulent le bien de tous, en ne montrant que le beau côté des choses, sans réaliser que ce n’est que de la poudre aux yeux. La force des cochons ne réside en fait qu’en éloquence, instruction et manigances. La supercherie tient quand même, face au faible niveau d’instruction et d’intelligence collective. Ainsi, il apparaît que les tortionnaires cochons revêtissent l’apparence d’êtres humains, lorsqu’ils sont au plus haut point de leur domination.
Comme le dirait Mouty,
Donc à lire : ça rend plus intelligent et ça ne fait pas de mal.
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